IA traque fugitifs

IA retrouve fugitive Allemagne : comment ?

Imaginez un instant que vous êtes un enquêteur à la recherche d’une criminelle en fuite depuis trente ans. Vous avez épuisé toutes les pistes, utilisé toutes les ressources à votre disposition, mais sans succès. Et puis, en moins de 30 minutes, un logiciel d’intelligence artificielle (IA) trouve la fugitive. C’est exactement ce qui s’est passé en Allemagne avec l’affaire Daniela Klette.

La fugitive et l’IA

Daniela Klette, membre du groupe terroriste « Fraction armée rouge », a réussi à échapper à la police allemande pendant trois décennies. Elle vivait sous un faux nom, Claudia Ivone, dans un quartier tranquille de Berlin. Malgré les nombreuses recherches de la police, elle menait une vie paisible, connue de ses voisins et active sur les réseaux sociaux.

Comment l’IA a-t-elle aidé à la retrouver ?

La technologie qui a permis de retrouver Daniela Klette est un logiciel de reconnaissance faciale en ligne appelé PimEyes. Pour une trentaine de dollars par mois, ce logiciel scanne des photos de visages et les compare à des images disponibles sur Internet. Il a été utilisé pour identifier des participants à l’attaque du Capitole à Washington en janvier 2021.

Le rôle des journalistes

  • Des journalistes ont utilisé PimEyes pour retrouver Daniela Klette en seulement 30 minutes.
  • Ils ont téléchargé une photo de Daniela Klette et ont obtenu une liste de photos similaires sur Internet.
  • Une des photos correspondait à celle d’une femme sur la page Facebook d’une association culturelle brésilienne à Berlin.

Les limites de l’IA dans la recherche de fugitifs

Malgré le succès de cette affaire, l’utilisation de l’IA dans la recherche de fugitifs n’est pas sans risques. Les logiciels de reconnaissance faciale peuvent se tromper et ne remplaceront jamais le travail des enquêteurs. De plus, en France, l’utilisation de ce type d’IA est extrêmement marginale et doit être autorisée par un magistrat dans le cadre d’une procédure judiciaire.

Le futur de l’IA dans la lutte contre la criminalité

Malgré ces limites, l’IA offre un gain de temps considérable dans le traitement des données. La gendarmerie française a développé des outils pour analyser les réseaux criminels, croiser les données ou passer au crible des vidéos. D’autres domaines sont en cours d’expérimentation, comme la transcription des écoutes téléphoniques ou l’authentification des images.

Le débat sur l’utilisation de l’IA dans la recherche de fugitifs

L’affaire Daniela Klette a ouvert un débat en Allemagne sur l’utilisation de l’IA dans la recherche de fugitifs. Comment se fait-il que des journalistes aient pu retrouver la trace de Daniela Klette en quelques minutes alors que la police travaillait sur ce dossier depuis trente ans ? Une telle technologie pourrait-elle permettre de faciliter la traque des fugitifs, de résoudre des enquêtes en suspens ?

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