Négociation IA Chine États-unis

Négociation IA Chine États-Unis : enjeux et objectifs des discussions

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Les États-Unis et la Chine vont entamer leurs premières discussions sur l’intelligence artificielle (IA) ce mardi à Genève. Les États-Unis prévoient d’exprimer leurs préoccupations concernant l’utilisation de cette technologie par la Chine.

Contexte des négociations

Lors de la visite du secrétaire d’État Antony Blinken à Pékin le mois dernier, il a été annoncé que ce dialogue inaugural aurait lieu, bien que la date n’ait pas été confirmée à ce moment-là. Les discussions visent à établir un canal de communication pour partager les points de vue et les perceptions des risques liés à l’IA entre les deux pays.

Objectifs des États-Unis

Les États-Unis ne s’attendent pas à des accords concrets ou à des offres de coopération immédiates. Leur principal objectif est de réitérer leurs inquiétudes concernant l’utilisation de l’IA par la Chine, notamment dans les secteurs civil et militaire. Un responsable américain a déclaré que les efforts chinois en matière d’IA pourraient menacer la sécurité nationale des États-Unis et de leurs alliés.

Participants aux négociations

Les États-Unis seront représentés par Tarun Chhabra et Seth Center, qui sont respectivement impliqués dans les technologies émergentes à la Maison Blanche et au Département d’État. La porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Adrienne Watson, a confirmé leur participation.

Inquiétudes spécifiques

Les États-Unis ont déjà exprimé leurs préoccupations concernant le potentiel d’ingérence électorale via l’IA, bien que ce sujet ne soit pas spécifiquement à l’ordre du jour à Genève. Les experts américains s’inquiètent également de la capacité croissante des ingénieurs chinois en IA à produire des deepfakes, des imitations de personnes réelles ou décédées.

Réglementations et sécurité

Les États-Unis, l’Union européenne et la Grande-Bretagne travaillent à établir des réglementations sur l’IA pour protéger la vie privée et la sécurité des individus. La Chine, bien qu’ayant sa propre approche, a participé à une réunion majeure sur la sécurité de l’IA convoquée par la Grande-Bretagne l’année dernière.

Dialogue et coopération

Lors des négociations, la Chine et les États-Unis se sont joints à d’autres pays pour convenir de la nécessité de gérer collectivement les risques potentiels de l’IA au niveau mondial. Les deux pays ont progressivement intensifié leur dialogue pour apaiser les tensions accrues ces dernières années.

Autres domaines de discussion

Les responsables des deux plus grandes économies du monde ont récemment discuté du changement climatique, un domaine que le président Biden a identifié comme ouvert à la coopération. Cependant, l’administration Biden continue d’exercer une pression sur la Chine, notamment en augmentant les tarifs sur les produits chinois à énergie propre.

Technologie et tensions

La technologie reste un sujet de friction clé entre les deux pays. Les États-Unis limitent les exportations de semi-conducteurs avancés vers la Chine et menacent d’interdire l’application de partage de vidéos TikTok à moins que ses propriétaires chinois ne la vendent. TikTok a récemment accepté de commencer à étiqueter le contenu généré par l’IA pour répondre aux préoccupations concernant la prolifération des deepfakes.

Conclusion

Les négociations sur l’IA entre les États-Unis et la Chine sont cruciales pour établir un dialogue et gérer les risques potentiels de cette technologie. Bien que des accords concrets ne soient pas attendus, ces discussions marquent un pas important vers une meilleure compréhension et une coopération éventuelle entre les deux pays.


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